| | Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] | |
| | | Auteur | Message |
|---|
Plaisance H. Marvel

Inscrit le : 27 Juin 2008 Messages : 12
| Sujet: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Ven 27 Juin - 23:21 | |
|
Cherche-moi. Découvre-moi. Meurt avec moi, mon ange.
Nom, Prénom(s) : Marvel, Plaisance Hades. Age : 26 ans. Nationalité : Anglaise, Bulgare et Russe. Statut : Soldat au service de la Compagnie des Indes. Texte : Plonge au plus profond de mes yeux, tu y verra toute la noirceur de mon âme. Mais prend garde à ne pas t'y noyer.
II. Hors RP.
Pseudo : Nini. Age : A ton avis ? Que pensez-vous du Design : Sincérement, il est magnique. Il donne envie de s'inscrire, contrairement à la plupart des Forums PdC que j'ai vu. Comment avez-vous trouvé le Forum : Sorry... I don't know. Code du Réglement : I love my Admin, with a big A.
Download RP : 0 %  _________________
*||My world is not a fairy tale Rather a bad dream that can not be hunted With a simple backhand hand I want it to disappear As his memories forever embedded in my memory ||*
Dernière édition par Plaisance H. Marvel le Lun 14 Juil - 23:36, édité 1 fois |
|  | | Sofia Lewis •Sofia| You never find yourself until you face the truth•

 Inscrit le : 23 Juin 2008 Messages : 28 Localisation : Un peu partout et nul part... Age RPG : 24 ans Statut : Pas vraiment pirate et pas vraiment noble Humeur : Pas vraiment bonne Citation : Les hommes ont inventé le destin, afin de lui attribuer les désordres de l'univers, qu'ils ont pour devoir de gouverner. En savoir plus sur... Ambition: Eh bien c'est dur à dire... Groupe: Pour la Piraterie. Relationship:
| Sujet: Re: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Sam 28 Juin - 0:03 | |
| Bienvenueeee! ^^ Amuse-toi bien!  |
|  | | Plaisance H. Marvel

Inscrit le : 27 Juin 2008 Messages : 12
| Sujet: Re: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Dim 13 Juil - 15:14 | |
| Notes liquides Instant suspendu Mélancolie douloureuse Je joue comme je vis _________________
*||My world is not a fairy tale Rather a bad dream that can not be hunted With a simple backhand hand I want it to disappear As his memories forever embedded in my memory ||*
Dernière édition par Plaisance H. Marvel le Lun 14 Juil - 18:47, édité 1 fois |
|  | | Plaisance H. Marvel

Inscrit le : 27 Juin 2008 Messages : 12
| Sujet: Re: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Dim 13 Juil - 15:15 | |
| Under Construction* _________________
*||My world is not a fairy tale Rather a bad dream that can not be hunted With a simple backhand hand I want it to disappear As his memories forever embedded in my memory ||*
Dernière édition par Plaisance H. Marvel le Lun 14 Juil - 22:31, édité 2 fois |
|  | | Plaisance H. Marvel

Inscrit le : 27 Juin 2008 Messages : 12
| Sujet: Re: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Dim 13 Juil - 15:15 | |
| Les liens ne se tissent pas en un jour Qu'on les croit bon ou mauvais, ce n'est pas notre affaire L'amitié est comme une friandise Mais on finit toujours par une indigestion
Lord Marvel - Dépêche-toi. Nous sommes invités par les Leyan aujourd'hui. Met cette robe et rend-toi à la voiture. Vite.
Des ordres. Toujours des ordres, même au réveil. Il me jeta une robe à la figure, sortant en claquant fort la porte. S'il croit qu'en faisant ça je vais lui obéir bien vite et docilement, je suis au regret de le contredire. Vous n'imaginez pas à quel point avoir dix ans peut-être malheureux. Vous pensez peut-être à la candeur et à la naïveté des enfants. Vous pensez les voir souriants, profitant de leur jeunesse. Erreur fatale. Ma vie à moi se résume à travailler, acquérir de nouvelles connaissances, travailler, devenir mature avant l'âge, travailler. Et le pire en plus c'est que c'est moi qui ai supplier pour qu'on m'inflige ce traitement. Idiote que je suis. Je n'aime pas les invitations. Il faut encore que je mette une robe. Soupire. De plus, cette robe appartenait à ma mère. Voilà pourquoi elle sentait le renfermé. Pourtant restée enfermée dans une malle plus d'une quinzaine d'année n'avait pas faire perdre son éclat à cette robe. Père les gardaient en souvenir de sa défunte épouse. Moi j'aurais préféré qu'on les brûlent... Cette robe porte également l'odeur de ma mère, l'odeur d'un souvenir. Je déteste être ainsi reliée au passé. Je voudrais me débarrasser de ces funestes pensées, qui me troublent nuit et jour. Mais ma mère, rien outre le sang, ne me raccroche à elle. Je ne suis pas comme mon père. Il l'a aimé comme je n'ai jamais pu. Lui, il a tant d'autres souvenirs que je n'ai jamais pu avoir. Son odeur, son visage, son sourire, sa voix, les mots qu'ils se sont échangés, le lit qu'ils ont partagés, les baisers qu'ils ont consumés, l'amour qui les as reliés... Tout ça, mon père le gardera à jamais dans son esprit. Mais moi, qu'est-ce que je possède. Je n'ai jamais rien connu de cette femme, qui a disparu juste après m'avoir mise au monde. Cette robe et son prénom. Malory Viviane O'Caldwell, c'était elle. Le reste, je l'ignorais. Mon père n'a pas jugé bon m'informer davantage. En fait, il n'a pas jugé bon de faire de mon sa fille. Et même maintenant, sans mon frère pour me barrer la route, je reste un fantôme à ses yeux. S'il m'emmène à ce rendez-vous, c'est uniquement pour ses petites affaires personnelles. Mais étrangement, ça ne me dérange pas plus que ça. Je dois faire tout ce qu dit. A la longue, ça m'agace. Mais s'il ne m'enseigne pas les stratégies militaires, personne ne le fera. Je vais devoir m'y résoudre, jusqu'à ce que je puisse reprendre le flambeau. Je jette un coup d'oeil à la robe. C'est vrai qu'elle est jolie. De la soie mauve drapée par-dessus du noir. Un corset noir avec des rubans mauves et ors s'entrelacent. Mais pour une adepte des pantalons comme les culottes de cheval, ceci me paraissait fort inconfortable. Rangeant la robe dans sa malle, je me choisis une chemise blanche et le premier pantalon qui passait à ma porter, me précipitant dehors. La voiture était déjà là, mon père assis devant. Il ne daigna pas m'adresser autre chose qu'une remarque sarcastique dont il a le secret.
Lord Marvel - Il semblerait que tu as perdu le peu de cervelle qui te restait dans ton lit… Je t’avais dit de porter une robe. Tu ressembles à un homme avec tes cheveux courts. Enfin nous ne sommes pas invités par n’importe qui. Les Leyan, Plaisance. Ce ne sont pas des poissonniers. On se demande d’où te vient cet abominable caractère… Plaisance - Mon mauvais caractère ne peut venir que de vous, père. Et il me semble que vous ne portez pas de jupon. Vêtir une robe ne me rendra pas plus maligne, que je sache… Autre chose ou pourrais-je avoir l’immense honneur d’entrer dans cette voiture. Lord Marvel - Faite donc, milady. Plaisance - Merci bien, milord.
Après une demi-heure de route et de violence verbale, nous arrivâmes enfin chez les Leyan. C’était beaucoup plus grand que chez nous, et pourtant nous ne sommes pas pauvres du tout. Mais la maison en soit ne m’intéressait pas. Je me demandait quel genre de personne occupait tel château. Lord Leyan travaillait avec mon père, mais je n’avais pas encore eu l’honneur de rencontrer cette famille de nobles. Un majordome nous intercepta devant la grille, pour ensuite nous conduire auprès du lord et de sa fille.
Lord Leyan - Je suis enchanté de vous revoir, Antoine. Bonjour à vous, miss… Plaisance n’est-ce pas ? Plaisance - Moi de même, milord.
Je le saluais respectueusement, après lui avoir serré la main. Il y avait une gamine blonde derrière lui. Elle devait être dans la même tranche d’âge que moi. Je plongea mes yeux dorés dans ceux bleus de la demoiselle, cherchant à déceler n’importe quel sentiment en vain. Elle ne semblait même pas effrayée par le regard froid et suspicieux qui la scrutait. Pauvre créature. Je préférais passer mon chemin, retournant aux cotés de mon cher paternel, apparemment très pris dans une conversation politique avec le maître de la maison.
Plaisance - Ton nom c’est Alecto. Je me trompe ? Alecto - Non, non, c’est ça… Plaisance… Plaisance - Je crois que ton père et le mien ont le même emploi. Ta mère est absente ? Alecto - Non, malade. Elle est trop mal au point pour se lever… Et la tienne ? Plaisance - Décédée. Alecto - Oh… Tu n’as pas de frère ? Plaisance - Décédé également. Et toi ? Alecto - J’en ai un, mais il est couché. J’avais une sœur, mais elle est morte…
Après cette conversation peu joyeuse, les deux blondinettes ne semblaient pas avoir autres paroles à échanger… Ce silence paraissait presque lugubre. Chacune était assise l’une en face de l’autre, scrutant leur moindre fait et geste, leurs père s’éloignant petit à petit, nullement préoccupés par leur progéniture. Aucune ne pipa mot. Aucun mot, aucun geste. Deux petites poupées de glace, aussi silencieuses et entêtées l’une que l’autre. Je ne l’a lâchais pas des yeux, une expression mauvaise sur le visage. Elle ressemblais à nôtre parfaite petite lady. De parfaites boucles blondes et soyeuse, une robe corsetée rose, bordée de rubans et de dentelles. Elle était même passée au maquillage, malgré son jeune age. Moi, à coté d’elle, je ressemblais à une fille des rues, comme ses tziganes qui répugnaient tant mon père. Sauf que mes habits ne venaient pas des poubelles. La plupart du temps, les gens me prennent pour un homme. Maintenant ça ne m’étonne plus. Avec mon menton et ma mâchoire prononcées, mes cheveux courts et désordonnés, mes larges épaules, ma musculature et ma grande taille, je n’avais presque aucun charme féminin. Sans doute que c’est le cadet de mes soucis. Je n’accordais pas autant d’importance à ma toilette qu’à cette gamine de haute prestance. Mais je ne devais pas la juger sur les apparences. L’habit ne fait pas le moine parait-il.
Plaisance - Ton père est riche, et tu es l’aînée il me semble. Il te lèguera sûrement tous ses biens. Que comptes-tu en faire ? Ou bien va-t-il laisser le flambeau à ton frère ? Alecto - Augustus ? Père ne lui donneras jamais rien, il est beaucoup trop jeune pour l‘instant. Mon père m’apprend tout ce que j’ai à savoir sur le domaine militaire et la marine. Il place beaucoup d’espoir en moi, je ne dois pas le décevoir. Plus tard je serais Gouverneur, et je ferrais en sorte qu’il n’y ai plus aucun pirate pour troubler la pays de tous ces gens. Je dois arriver au sommet, pour débarrasser la terre de ces pirates sanguinaires et inutiles… Ce sont des créatures comme ça qui ont causés la mort de ma défunte sœur.
Un sourire compréhensif s’étala sur mes lèvres. Je lui avais fait passé un test, elle l’avais réussi avec classe. Elle était peut-être un peu entreprenante une fillette de onze ans, mais sa détermination et son intelligence me plaisaient. Mais je n’en avais pas encore fini avec elle…
Plaisance - Si je comprends bien, tu veux juste venger ta sœur et faire ce que te dit ton cher père. Et le reste ? Apparemment tu es facilement influençable. Alecto - Et alors, en quoi cela te dérange t-il ? Je ne suis pas parfaite, et toi non plus. Je ne suis pas là pour que tu me juges sur un coup de tête. Moi au moins j’ai des ambitions, de vraies, qui me mèneront plus loin que toi. Je vise peut-être trop haut, mais il y a un début à tout. Je travailles d’arrache-pied depuis toujours pour être la meilleure sur tous les points. Pour l’instant je ne suis pas grand-chose, mais dans quelques années ce ne sera plus pareil. Certes je ne vais pas dominer le monde entier, mais je ferais quelque chose. Et toi, qui es aussi insignifiante qu’une poussière sur un meuble, tu te permets de me faire la morale !
Elle s’était brusquement levée, ses boucles soyeuses claquant furieusement sur son visage devenu écarlate de colère. Sa fureur était telle qu’elle en avait le souffle coupée. Ses yeux me lançaient des éclairs, mais je fit mine de ne pas le remarquer. Je posais ma main sur son épaule, pour la forcer à se rasseoir.
Plaisance - Garde ton sang froid, je cherchais juste à te tester. Pardon d’avoir été aussi froide. Ça m’étonne parce qu’on vise le même objectif… Alecto - C’est vrai ? Plaisance - Oui. Je ne vises pas l’impossible, Londres est une trop grande ville. Mais on pourrait commencer par plus petit. Alecto - J’ai une idée. Si on se faisait une promesse ? On s’entraidera pour ce but commun et on deviendra toutes les deux Gouverneurs. Plaisance - Pas l’une sans l’autre. Aucune ne cherchera à doubler l’autre. On sera amies pour la vie. Alecto - Et bien plus encore.
Ce fut sans doute la première fois de ma vie que j’eu sourire aussi bienveillant et sincère. Je lui sera amicalement la main, en signe de pacte. Puis à notre plus grand regret, l’heure de se quitter arriva, et père et moi dûmes rentrer chez nous. Mais ce n’était qu’un au revoir, car Alecto et moi avions encore une multitude de choses à nous dire…
_____________________________________}* Père et moi retournâmes régulièrement chez les Leyan. Pendant que les adultes parlaient stratégie militaire et domination mondiale, tenant des discours mégalomanes, Alecto et moi tissions des liens de plus en plus forts. La compétition amicale se transformait jour après jour en respect mutuel, puis arrivant enfin à une amitié solide. Je ne pensais pas que cette jeune fille que je croyais au départ servile et ignorante, aurait autant de ressemblance avec moi. Toutes deux un sinistre passé, des idéaux se ressemblants étrangement, et peut-être un futur glorieux... Ce tissu de mystère qui l'enveloppait attisait ma curiosité. Cette fille m'intriguait, car elle me ressemblait beaucoup trop. Au départ j'eus assez peur de cette fille aussi sure d'elle et aussi déterminée... Et si elle me faisait de l'ombre. Une fille avec autant de cartes en main pourrait facilement prendre le dessus, et me faire sortir de la course. Ces inquiétudes furent vite chassées, car la confiance que je lui vouais m'empêchait de la mépriser ou de la jalouser... Erreur. J'étais à des lieux de me douter que celle qui était ma meilleure amie aujourd'hui, deviendrait ma pire ennemie une quinzaine d'année après. A l'époque, j'étais trop aveugle pour voir qu'elle et moi prenions le mauvais chemin. Un chemin qui n'aurait fait que noircir nos coeurs déjà fissurés. Nous croyions nous épauler, nous soutenir comme des soeurs jusqu'à le restant de nos jours. Nous croyions que vivre l'une sans l'autre serait un supplice, et pourtant des années après je te haïrais de tout mon coeur, à tel point que je voudrais ta mort, alors qu'avant je n'y aurait pas pensé une seule seconde... Les sentiments humains sont parfois étranges. On ne peut les maîtriser. On croit avoir tissés des liens éternelles, mais le temps finit toujours par les rendre plus fragiles, et un petit évènement que l'on pourrait croire futile brise des années d'amour et d'amitié... Quel gâchis font les hommes. Cette amitié était à double tranchant. Elles se connaissaient par cœur, ou presque, et chacune connaissait les faiblesses de l’autre. Elles savaient ce qui aurait le plus d’impact, ce qui ferait le plus mal, ce qui était le plus dangereux à évoquer… ‘il L’amitié est un sentiment dangereux, car on ne sait jamais à quoi s’attendre, car à tout moment les mots et les actes peuvent resurgir. Te renvoyer tout à la figure. Faire souffrir l’autre avec les mêmes armes. A armes égales. C’est un jeu dangereux. A présent je te hais autant que je t’ai aimé. Beaucoup. Trop. Dangereusement.
Tu m’as trahis, et je suis rancunière. _________________
*||My world is not a fairy tale Rather a bad dream that can not be hunted With a simple backhand hand I want it to disappear As his memories forever embedded in my memory ||*
Dernière édition par Plaisance H. Marvel le Jeu 17 Juil - 18:44, édité 2 fois |
|  | | Plaisance H. Marvel

Inscrit le : 27 Juin 2008 Messages : 12
| Sujet: Re: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Dim 13 Juil - 15:16 | |
| Under Construction* _________________
*||My world is not a fairy tale Rather a bad dream that can not be hunted With a simple backhand hand I want it to disappear As his memories forever embedded in my memory ||* |
|  | | Plaisance H. Marvel

Inscrit le : 27 Juin 2008 Messages : 12
| Sujet: Re: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Dim 13 Juil - 15:16 | |
| Under Construction* _________________
*||My world is not a fairy tale Rather a bad dream that can not be hunted With a simple backhand hand I want it to disappear As his memories forever embedded in my memory ||* |
|  | | Plaisance H. Marvel

Inscrit le : 27 Juin 2008 Messages : 12
| Sujet: Re: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Dim 13 Juil - 15:17 | |
| Under Construction* _________________
*||My world is not a fairy tale Rather a bad dream that can not be hunted With a simple backhand hand I want it to disappear As his memories forever embedded in my memory ||* |
|  | | Plaisance H. Marvel

Inscrit le : 27 Juin 2008 Messages : 12
| Sujet: Re: Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] Dim 13 Juil - 15:21 | |
| Voilà une journée type pour un soldat, parmi tant d’autres Où je risque ma vie pour pas grand-chose, si ce n’est mon existence C’est comme une punition pour avoir fait souffrir tous ces gens Qui de leur plein gré viennent à moi en ignorant le haine qui me dévore
L’océan, toujours cet étendu aussi vaste que plat, ou je passe malheureusement le plus clair de mon temps. Cette surface calme et bleu, je commençait à en connaître tous les recoins. Cette chasse au pirate, même si elle m’évitait le triste sort de la potence, était bien loin de m’amuser. A la longue, ça en devient lassant. C’était bien beau de respirer l’air frais et pur à bord d’un bateau, explosant et brûlant tous les navires pirates à l’horizon, mais bonjour la distraction. Avec ces soldats incompétents… Ou presque. J’ai tout de même de bons éléments, fiables et assez doués, sur qui je peux compter. Le lieutenant Miles, un brave homme, quoique un peu trop bavard. Outre, il est chargé de m’espionner, ancienne pirate que je suis… Enfin ça je ne suis pas censée en être au courant. Rien ne semblait pouvoir troubler ce calme plat et interminable. Du moins ce fut mon premier avis, qui ne tarda pas à être démenti… Un bruit indéfinissable me perça les tympans. Un cri, puis… Je sentis quelque chose gicler. Mes yeux se baissèrent sur mes bottes, à présent aussi rouges que le sang du soldat qui vient de se faire égorger à deux mètres à peine. Inconsciemment, je dégainais mon épée si vite que la lame siffla en fendant l’air. Mon œil doré se posa sur un homme d’assez grande taille, avec des épaules assez larges et une épaisse tignasse rousse dépassant de son bicorne rouge. Il me fonça dessus sans réfléchir. Nos épées s’entrechoquèrent. A son grincement, je devinait que son sabre était de mauvaise qualité. Après plusieurs tentatives, il semblait enfin se rendre compte que son expérience n’était pas au niveau de la mienne. Lassée de parer ses coups sans attaquer, la lame étincelante de mon épée s’abattit sur lui. Sa tête tranchée roula au sol, et c’est sans m’en préoccuper davantage que j’enjambais les corps de soldats et de pirates. Le Capitaine, moi en l’occurrence, est bien souvent la cible principale. Loin de moi l’envie de retourner à terre en plusieurs morceaux. Appuyée sur la rambarde, je voyais un bateau, la coque collée à celle de mon navire. Les soldats ne semblaient pas avoir eu le temps de m’informer de ce débarquement de pirates. Puis j’entendis un cri. Je ravala ma salive de travers, et me retourna. Trop tard. La seule chose que je cru entrevoir fut une lame s’abattre sur moi. Puis se fut le noir complet. Je me laissais choir au sol, tel un misérable pantin désarticulé. Mes forces ne tarderaient pas à me quitter, si ce n'était pas déjà fait. Aucun de mes muscles ne semblait fonctionner. Le simple fait de bouger un doigt semblait être un effort considérable, à un point que je ne pouvais imaginer. Imaginer... Même ça, il semblait que je n'en sois plus capable à cet instant. De toute manière, que devais-je imaginer ? Je ne savais même pas ce qui venait de se produire, et je ne tenais pas à en apprendre davantage. Mes hommes parlaient entre eux. De moi s'en doute, mais je n'entendais plus que d'une oreille à présent. Je peinais déjà à saisir quelques mots, ne me demandez pas de vous retracer toute la conversation. Certains semblaient effrayés, d'autres abattaient les derniers pirates, mais j'en entendais surtout parler d'un oeil. De mon oeil. Au début, rien ne percuta dans mon esprit, trop chamboulé par le choc de l'attaque et par la peur. Instinctivement, je portais ma main à mon oeil gauche. Rien, je l'ouvris aisément, comme d'habitude. Mais se fut cette fois d'une main tremblante que j'effleurai mon oeil gauche. Je ne voyais rien cette fois. Strictement rien. Un léger tremblement parcourra tout mon corps. Je retirais aussitôt ma main. Elle était couverte d'un liquide rouge et collant. Du sang. Mon sang. Alors voilà le liquide chaud qui s'écoulait de mon visage depuis tout à l'heure. Maintenant je savais d'où venait cette odeur d'hémoglobine. Quoique, en vue du carnage qui s'était produit sur le navire, beaucoup de sang avait du se déverser... Tien, et ces pirates, étaient-ils tous morts ? Et ce salopard, celui qui avait eu assez de cran et de naïveté pour s'attaquer à moi sans recevoir sa punition en échange, cet ignoble personnage à qui je devais la perte de mon oeil. Car maintenant j'en étais certaine, cet oeil était à présent inutilisable. Heureusement que l'autre avait été épargné. Être borgne m'incommodait déjà assez, être aveugle je ne le supporterait pas. Je passais ma main sur mon visage. Mon oeil aveugle me piquait, et je sentais que le sang continuait de s'écouler lentement. Mes vêtements avaient pris la couleur du sol, rouge de sang. Un beau tableau. Quelques éraflures par-ci, par là, je ne souhaitais pas à mon visage d'être marqué à vie. Il fallait que je me relève, pour voir si mes soldats avaient bien accomplis leur besogne pour cette fois. A tâtons, je cherchais sur quoi prendre appui. Je saisis une main au hasard, que je tirais sans douceur vers moi, avec le peu de force qu'il me restait. L'homme semblait tenace, et n'eu pas besoin de parler pour le reconnaître. D'une voix sèche et légèrement tremblotante, je m'adressais à lui avec un soulagement que je peinais à dissimuler.
Plaisance - Lieutenant Miles ? Miles - Oui, Capitaine. Vous vous sentez bien ? Plaisance - Aide-moi à me relever... Sur-le-champ, je n'ai pas de temps à perdre.
Avec sa carrure et sa force comparable à celle d'un colosse, il me remis sur pied aussi facilement que si j'étais une simple plume. Moi par contre, je me sentais lourde, et la nausée s'empara vite de moi. Ce n’était pas les cadavres jonchant le sol qui me dégoûtait, mais plutôt l’odeur putride qui s’en dégageait. Mes jambes ne tarderaient pas à céder, car elles n’avaient pas non plus été épargnées… Prenant mon appui sur la rambarde du navire, j’arrachais une longue-vue des mains du soldat le plus proche, pour scruter l’horizon. Un bruyant grognement s’échappa de ma bouche, et je me mordis la lèvre inférieure avec une telle violence qu’un mince filet de sang s’en échappa. De rage. Quelques pirates avaient réussis à s’échapper. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Tant qu’un seul de ces barbares restait en vie, ma blessure continuerait de me faire souffrir. Je tremblais. De colère évidemment, au point où j’en étais, rien ne me faisait plus peur. Qu’avais-je donc à perdre ? Je ne laisserais derrière moi que de vieux et amères souvenirs. Il y a dix bonnes minutes, j’avais regardé la mort dans les yeux. Je me sentais bouillonner, mes ongles grattants le bois du rebord du bateau. Si je ne me calmais pas bientôt, je risquais de faire un vrai carnage… Avec de nouveaux cadavres, dans le pire des cas.
Soldat - Capitaine, vos ordres…
Cette fois, impossible de résister. Mon besoin de me calmer les nerfs l’emportait sur la décence. Le malheureux soldat qui avait eu la mauvaise idée de se trouver à proximité au mauvais moment se vit recevoir la plus belle gifle de sa vie. Cette petite nature, que dis-je cette lopette, s’écroula sous le coup de la surprise et du choc. Moi, un sourire perfide aux lèvres, m’étirais bruyamment.
Miles - Je ne pense pas que vous défouler sur vos hommes sois une solution. Plaisance - Qu’importe. Ils ont mal fait leur travail. Cette bande d’enfoirés à réussie à s’enfuir, alors que vous étiez supposés les avoir tué. Que celui qui tient la barre vire à tribord, nous devons les rattraper, et vite. Ah, au fait Miles, je vous conseille de ne pas me tenir tête, où vous risquez de passer par-dessus bord. Là au moins, vous servirez à quelque chose… De nourriture pour les poissons entre autre. Mais en vous aventurant sur une pente glissante, vous risquez bien pire…
Je l’attirais vers moi, tenant fermement le col de sa chemise, afin qu’il soit le seul à entendre. Je lui murmurai diverses tortures toutes aussi monstrueuses les unes que les autres, que je lui ferrai subir à lui et au reste de l’équipage s’ils échouaient. Il n’eu aucune réaction, mais se précipita hors de ma vue pour donner les ordres aux autres soldats. Miles était mon élément le plus précieux, bien que je ne lui témoigne guère d’affection. Rares étaient les soldats possédants à la fois muscles et cervelle, car en général c’était l’un ou l’autre. Mais ses discours vaseux avaient vraiment le don de m’énerver. Le bateau prit de la vitesse, tentant de rattraper les pirates. Sans que cela n’affecte en quoique ce soit mon humeur agacée par ces stupides soldats, nous ne tardâmes pas à arriver au même niveau que les fuyards. Avec cette boite à thon qu’ils appelaient navire, je ne m’en étonna pas. Quelques minutes plus tard, une quinzaine de pirates ficelés comme de vulgaires saucissons se trémoussaient vainement au sol. Certains injuriaient les soldats rassemblés en cercle autours d’eux, leurs fusils en joue, tandis que la plupart priaient un Dieu en qui ils n’avaient jamais cru. C’était si pitoyable, mais si jouissant pour moi, qui était sur le point de gagner la bataille. Je pris tout mon temps pour quitter mon navire et poser les pieds dans celui de cette bande de truands. Je tanguais dangereusement, à cause de la quantité de sang perdu, mais l’excitation me donnait un peu plus de force. Je me frayais un passage parmi les soldats, pour me poster devant un géant blond et barbu qui se donnait le titre de Capitaine de ce trou à rat. Celui qui m’avait attaqué. Je ne pu m’empêcher un petit rire aigu, qui en fit tressaillir les soldats les plus proches, en voyant sa mine déconfite. Un sourire amusé peint sur le visage, je lui adressa une petite remarque caustique, comme tout procès.
Plaisance - On dirait que la roue tourne. Les rôles sont à présents échangés… Mais j’ai mieux pour vous. Vous allez mourir ici et maintenant, avec tout votre équipage et votre navire, pendant que moi et mes hommes rentreront tranquillement d’où nous venions, couverts de gloire et de remerciements. Comme d’habitude. C’est l’ordre des choses, un minable comme toi par exemple, ne sera jamais remercié de quoique ce soit. Bien. Quelque chose à ajouter où je passe mon chemin ?
Pour toute réponse, cet homme primitif se contenta de cracher à mes pieds.
Plaisance - Charmant… Vous êtes pas très causant, ça m’arrange. Soldats, il doit y avoir des tonneaux de poudre dans la calle. Mettez-y le feu. Un petit feu d’artifice ne peux pas faire de mal. Soldats - Bien, Capitaine.
Quelques soldats s’empressèrent d’exécuter mes ordres, alors que je fixais toujours les pirates avec un amusement non dissimulé… Je n’eu pas le temps d’ajouter une autre remarque que déjà les soldats revenaient de leur si périlleuse mission. Ils semblaient fiers d’eux, les imbéciles.
Plaisance - Je constate qu’on a assez traînassé pour aujourd’hui. Messieurs, on lève de camp, sauf si vous souhaitez finir vos jours en compagnie de ces indésirables. Quant à vous, au plaisir de ne jamais vous revoir… Sur ce, en route.
Et c’est sans accorder un seul regard à cette bande de rustres que je retournais à bord de mon bâtiment, sans demander mon reste, les soldats m’emboîtant le pas. Ils ne s’attardèrent pas sur la bicoque, rendre leur dernier souffle ici ne semblait pas les enchanter. Ce fut moi qui prit la barre, le matelot qui s’en chargeait n’était qu’un vieux lourdaud braillard et chevrotant. D’une main je m’appuyai sur le gouvernail, alors que de ma main gantée de blanc était plaquée sur ma bouche, tentant de repousser un épouvantable haut-le-cœur. Être constamment sur mer ne semblait pas me porter chance, vivement que je repose mes pieds à Port Royal. Je déteste quand les bateaux tanguent sous la houle. Nous primes de la vitesse. J’étais couverte de la tête au pied du sang de mes adversaires et du mien. Une abominable odeur se dégageait de mes vêtements, et je ressemblais plus à un cadavre qu’autre chose. Mes jambes flanchèrent de nouveau sous mon poids et cette fois, ce n’était pas pour me réveiller de si tôt. La dernière chose que j’entendis fut l’explosion du navire ennemi.
___________________________________}* Deux jours plus tard, je me réveille dans une chute de draps blancs. J’ouvre mes yeux avec peine. Je suis chez moi, dans mon lit et nous sommes vendredi. Je n’arrive pas à croire que j’ai dormis plus d’une journée entière. J’aimerais pouvoir oublier tout ce qui s’est produit, faire un retour dans le passé. Malheureusement c’est impossible. Tous les détails sont gravés à jamais dans ma tête. A l’avenir, je tacherais d’être plus vigilante. Ce genre d’incident, de perte de contrôle, de faiblesse… En aucun cas il ne doit se reproduire une telle chose. Je sors de ma couette. Sur mon bureau sont disposés un cache-œil noir et un uniforme propre. Je soupire. J’avais presque oublié que je travaillais aujourd’hui encore. Pas une seule minute de répit. Finalement la mort parait être un sort assez enviable. Mais je ne peux me résoudre à quitter ce monde avant d’avoir déposé ma pierre sur l’édifice de ce monde. La mort me frôle sans cesse, mais elle a trop besoin de moi pour m’emporter pour de bon. Puis-je me considérer comme chanceuse. J’en doute encore. Les autres sont effrayés terrorisé à l’idée de mourir. Ils feraient n’importe quoi pour survivre, en vain, on ne repousse pas son destin. Étrange. Je me hâte d’enfiler tout cet attirail. Je cherche une paire de gant propre, et file vers la résidence de notre bon Gouverneur. Encore un rapport à lui rendre, que je n’ai pas eu le temps d’écrire. Qu’importe que je me fasse mousser, ça ne change pas de ce quotidien monotone et fastidieux. Je n’ai plus qu’une chose à dire…
A la grâce de Dieu, mes amis. _________________
*||My world is not a fairy tale Rather a bad dream that can not be hunted With a simple backhand hand I want it to disappear As his memories forever embedded in my memory ||* |
|  | | | Plaisance hades. Marvel -ou l' Ange parmi les Démons. [ 5% ] | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |