Pirates of the Caribbean*
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« On n’apprend pas aux riches à défier les lois » {PV; Melian & Ivan}

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Ivanovitch Tchekhovski
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MessageSujet: Re: « On n’apprend pas aux riches à défier les lois » {PV; Melian & Ivan}   Ven 13 Juin - 1:30




    Qualifier mon état positivement relevait de l’idiotie la plus complète. Je manquais de sang. En d’autres termes : je crevais de faim. Sans se nourrir au moins une fois par jour, un vampire de ma trempe risquait la mort définitive et sans appel. Vu l’étendue des dégâts, je n’étais pas dans ces geôles depuis seulement deux jours…Non, au moins une semaine. Peut-être m’avait-on donné du sang d’animal, de quelque rat ou autre créature indigne de ma personne, afin de me garder en vie jusqu’à mon exécution ? Je n’en savais rien, et je ne désirais pas le savoir. Probablement fus-je à moitié inconscient à ces instants, si toutefois l’on eut pris la peine de me nourrir…Enfin ! Mon calvaire prenait fin, certes, mais une nouvelle épreuve se présentait à moi.

    La garde arrivait. Il fallait faire vite, il fallait me relever, il fallait me nourrir ! Tout cela en si peu de temps…Melian songea d’abord à trouver un moyen de me remettre sur pied. Elle remarqua mon regard envieux face à son poignard ; j’aurais bavé dessus tellement il m’attirait…Dommage, le sang avait refroidit depuis belle lurette, je ne pouvais donc point me contenter d’une si maigre quantité d’hémoglobine. Ma jeune mousse me proposa alors une nouvelle solution : un recours impossible, inimaginable, inconcevable, infaisable ! Elle m’ordonnait une action si simple, et pourtant si dure…Elle voulait purement et simplement une morsure. Non pas dans le but de la vampiriser…Seulement afin de nous sauver la vie.

    Incapable de me battre, incapable de faire un pas, incapable de me lever…Je renverserais cette infâme balance si je parvenais à grappiller un bon litre de sang. Cependant je ne pouvais me résoudre à mordre Melian, je ne voulais pas, je ne pouvais pas…N’importe qui, mais pas elle…Peut-être pourrais-je attraper un soldat et le vider de son sang avant de devoir perpétuer un massacre ? Je préférais cette solution, hélas elle relevait du suicide…



    -Melian je…
    Commençai-je avant d’être interrompu.




    « Ne discutez pas, je vous en prie…Vous avez besoin de sang et je crains fort que celui sur ce poignard ne suffise pas…Alors allez y, je n'arriverais pas à battre ces gardes toute seule et à vous ramenez…J'insiste...S'il vous plait... »




    Elle insistait. J’ignorais quoi faire ! Les gardes approchaient de plus en plus, il fallait urgemment trouver une solution ! Tant pis, j’allais passer outre mes principes et mordre Melian…Si je ne pouvais pas me lever, il me serait impossible d’attaquer un soldat en pleine forme ; ils exécuteraient Melian, et moi à sa suite…Mieux valait éviter un tel scénario, et me laisser guider par mes instincts, dont l’idée fixe me tapait dans le crâne : mords la !

    Je levai faiblement la main et caressai le cou de ma jeune mousse. Doucement, ma mâchoire le prit en étau et plongea mes crocs dans ses vaisseaux gonflés. Le sang de Melian se mit à couler, quelques gouttes fuirent de mes lèvres, les autres me redonnèrent de la vitalité. Je cessai après un litre, au risque d’assommer ma pauvre amie. Mes yeux brillèrent à nouveau, mon visage recouvra sa blancheur naturelle, mes lèvre leur pulpe sanguine…Bref, je redevenais moi.



    -Merci…Murmurai-je au bord des lèvres de ma sauveuse. Je récupérai deux petites gouttes de sang sur les fraiches traces de son cou et les portai à mes lèvres. J’aurais bien déposé un tendre baiser sur celles de Melian, hélas l’arrivée des gardes nous priva d’un tel moment.

    -Viens. Ordonnai-je. Je lui pris la main et la tirai à ma suite en direction de la première fenêtre venue. Par chance, la nuit tombait, ainsi mon idée fonctionnerait à merveille. A travers les barreaux, je me mis à pousser des criaillements de plus en plus forts, ceux-ci quelquefois mêlés à de divers sons d’une étrange intonation. Ces appels raisonnèrent dans toute la prison, ainsi les soldats se posèrent bien des questions. L’un des prisonniers, un vieil homme effaré, se mit à hurler :

    -Le vampire appelle les siens ! Le vampire appelle les siens ! Il faut fuir ! Il faut fuir !


    Complètement paniqué, il secoua les barreaux de sa cellule en suppliant sa libération. Les soldats commencèrent à paniquer, les frissons devinrent contagieux, et je n’ose même pas imaginer leur réaction une fois ma réponse obtenue…

    -Ils arrivent. Conclus-je. Le Gothica est caché près des récifs. Visigoth à reçu le message, il nous vient en aide…Nous ne pouvons pas rester ici et nous battre à nous seuls contre tous ces soldats, j’ai entendu trop de pas. Il faut fuir, ou du moins gagner du temps jusqu’à la venue des renforts. Suis-moi.

    Je partis en courant dans une direction complètement opposée à celle des soldats. Ils nous trouveraient, aucune réalité n’est plus inévitable. Seulement, ils risqueraient de se heurter à des créatures bien plus dangereuses qu’ils ne puissent s’imaginer…Surtout dans leurs moments de fringales.

    -Que le jeu commence !


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Melian Longlay
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MessageSujet: Re: « On n’apprend pas aux riches à défier les lois » {PV; Melian & Ivan}   Sam 28 Juin - 21:23

    Une caresse. Une simple caresse de sa part me plongeait dans un état presque second. Ma main glissa le long de sa nuque alors que ses crocs s'approchaient. Je fermai les yeux en les sentant pénétrer ma chair et gémis. Aussi léger et discret que fut ce gémissement, il gêna un peu. Enfin qu'importe, je laissai mon capitaine prendre tout le sang dont il avait besoin. Lorsqu'il eut finit, nos lèvres étaient si proche et j'en étais tétanisée. J'aurais voulu…Mais les soldats en décidèrent autrement! Le capitaine me prit la main ce qui n'arrangea rien pour mon teint. Du blanc je passai au rouge cramoisie. Un contact, un simple contact…

    Me lever si vite me fit tourner la tête. Un litre de sang, ce n'est pas rien, surtout chez moi, ainsi j'étais prise de légers vertiges, mais ne souhaitant pas ennuyer et surtout retarder mon capitaine avec ça, je me tus.

    «-Ils arrivent. Le Gothica est caché près des récifs. Visigoth à reçu le message, il nous vient en aide…Nous ne pouvons pas rester ici et nous battre à nous seuls contre tous ces soldats, j’ai entendu trop de pas. Il faut fuir, ou du moins gagner du temps jusqu’à la venue des renforts. Suis-moi.»

    Durant toute notre course, j'ignorais où j'allais réellement. Si Ivan ne me conduisait pas, il était probable que je me serais déjà prise une mur! Je savais où le Gothica était caché, et je m'en voulais de la tournure que prenait les évènements. Si seulement j'avais tué la Lady tout de suite au lieu de la laissé vivre! Elle n'aurait pas pu prévenir la garde, et les renforts ne seraient pas arrivé, si j'avais été plus discrète, si, si, si! Trop de si! Ce qui est fait est fait, mais je m'en voudrais de voir mon capitaine retourner d'où il venait…Je pouvais mourir moi, ce n'était rien, mais je ne voulais pas qu'il meurt, lui…

    -Ou…Oui capitaine mais…Il serait plus sage de fuir…Bien que l'idée ne m'enchante pas vraiment…Mais c'est plus prudent pour vos blessures…Vous n'avez pas bu beaucoup de mon sang et je…J'ai peur que vous n'en ayez pas eut assez…

    Quand arrivera le jour où j'oserais lui parler sans rougir…Bien que la ce soit aussi notre presque baiser et le fait qu'il me tenait la main. Bien entendu cela ne voulait strictement rien dire mais pour moi, je me faisais toute une pièce dirons-nous! Bref changeons de sujet, le moment n'est pas aux rêveries amoureuses mais à se sortir du pétrin. Les renforts allaient arriver, nous devrions donc nous battre, ce que je pourrais faire correctement en retrouvant une bonne vue, qui commençait d'ailleurs à se faire plus nette.

    «-Que le jeu commence !»

    Le jeu? Quel jeu? Ah celui qu'il comptait organiser avec les soldats…Ces pauvres imbéciles ne devaient pas s'attendre à ce qui allaient leurs arriver! Nous courrions toujours, et au loin j'entendais des cris. Un mélange de sons, que ce soit les cris des vampires, ou les hurlements des soldats, résonnait dans tout le fort. Aucun renfort ne viendrait à moins d'y être forcé, ils abandonneraient leurs camarades à leur sort, parce qu'ils sont lâches, parce qu'ils ont peur de la Mort…J'ignore pour quelle raison, mais en songeant à cela, mon comportement changea du tout au tout. J'eus comme un sourire étrange…

    -Et avons-nous le droit d'y participer, au jeu?

    Un peu sadique, voilà comment était mon sourire…J'avais envie de m'en prendre aux soldats. Par leur faute, j'avais raté un baiser avec mon capitaine, une chose que je désirai ardemment, et pour laquelle ils paieraient cher. Aussi cher que ces prostituées ou autres femmes qui s'y intéressaient…D'un peu trop près! A lui je ne pouvais rien dire, mais à elles, je pouvais leurs faire payer leur audace! Enfin soit, pour l'instant, c'était les soldats…Ils pensaient souffrir actuellement? Ils n'avaient encore rien vu!


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Ivanovitch Tchekhovski
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MessageSujet: Re: « On n’apprend pas aux riches à défier les lois » {PV; Melian & Ivan}   Sam 5 Juil - 17:43




    Un jeune et courageux homme du nom de Persée,
    Aidé d’Ariane et de sa pelote dorée,
    Combattit Minotaure au cœur du Dédale.
    Sa bravoure offrit une victoire sanglante.
    Perdus dans un labyrinthe de grilles branlantes,
    Les vampires sont lâchés, leur soif n’obtient d’égal,
    Miss Leyan joue le mystérieux rôle d’Ariane,
    Le minotaure serait-il le vampire Ivan ?
    Cependant il demeure une ardente question…
    Ne trouve-t-on point de brave et ingénieux Persée ?
    Dans toute cette hurlante et saignante agitation,
    Bruyante et pressée ?



    La course à la Mort commença. Le jeu serait teinté de rouge, teinté de sang !






    « Et avons-nous le droit d'y participer, au jeu? »


    Des cris aigus envahirent les geôles et répondirent indirectement à la question de Melian. Au croisement d’un couloir, quatre soldats me tombèrent devant le nez. Une masse d’une force inconsidérée les jeta là ; des membres s’arrachèrent, des crânes se brisèrent et des sangs se mêlèrent. J’ouvris une bouche béate et tournai la tête en direction du lanceur de soldats ; tous s’en seraient doutés, il s’agissait de Visigoth en personne. Armé de sa grande hache déjà teintée de sang, il se baladait en chemise à-demi déchirée et en pantalon noir trempé d’hémoglobine des pattes aux genoux. Je lui adressai un regard furieux:

    -Bon sang ! M’écriai-je en désignant les soldats. Tu aurais pu en laisser vivant ! Je meurs de faim !
    -Pardon Capitaine…Répondit-il timidement, une moue désolée sur le visage.

    Sur ces mots, on éclata tous les deux de rire. Je m’approchai de lui et posai ma main fébrile sur ses énormes muscles de l’avant bras. Avec ses deux mètres et demi de haut, Visigoth pouvait aisément m’écraser comme un vulgaire insecte ; seulement ce bon vampire s’apparentait plus à un gros nounours inoffensif envers ses amis, et surtout envers un capitaine de mon autorité.

    -Aller, repris-je, amuse-toi bien mon cher ami. Tu n’as pas bougé du navire depuis belle lurette, ça te fera du bien d’hacher menu de petits soldats de la Compagnie des Indes ! Mais laisse m’en tout de même un ou deux, sinon je vais devoir me contenter du chihuahua de la lady ! Oh, d’ailleurs…Je laissai passer un silence durant lequel un merveilleux sourire se dessina sur mes lèvres pâles. Capturez-la. Les vampires derrière Visigoth jubilaient déjà. Je les corrigeai immédiatement. Mais ne la culbutez pas dans un coin !

    J’entendis des râles. Dommage, on se contenterait de la malmener, après on verra. Les vampires partirent dans la direction opposée à la nôtre. Melian et moi cherchions mes effets, et également la lady au passage, mais séparés nous couvrions plus de terrain. Evidemment, je profiterais de cette petite recherche suivie d’une fuite rapide afin de me rassasier en sang frais. Et comme si le ciel avait daigné entendre ma requête d’assoiffé, des soldats arrivèrent en masse dans le couloir. Deux contre dix. Trop facile. Melian voulu immédiatement s’attaquer à l’unité, cela dit je l’en empêchai d’un mouvement de l’avant bras.

    -Non. Lui ordonnai-je vivement avant de tourner la tête vers les soldats et de sourire d’une oreille à l’autre. Ils me sont réservés.

    Je m’approchai d’eux et craquai les doigts. Pas d’armes, rien du tout. Inutile de m’encombrer, autant se la jouer réglo : ces pauvres petits soldats ne valaient aucun vampire de ma trempe. Dès l’instant où ils me croisèrent, ils signèrent leur arrêt de mort. Ils semblèrent le comprendre, car leurs pas empruntaient déjà la voie arrière.

    -Ne bougez pas voyons, ce ne sera pas douloureux…Je laissai ma phrase en suspens…du moins guère longtemps !

    Je m’avançai, encore, encore, encore ! Tout doucement, le pas feutré. Puis soudain, je bondis sur le premier soldat de la bande et lui choppai le cou. L’homme se renversa sur le sol et se retrouva bloqué sous mon poids. Ses collègues restaient là, ébahis et complètement terrorisés. L’un d’eux tira un coup de fusil. Je l’évitai sans le moindre problème, et ce fut à ma première victime de se manger le plomb dans la rate. Je me relevai, attrapai le tireur au cou et le fixai droit dans les yeux, les lèvres ruisselante de sang.

    -Idiot ! Je n’aime pas voir mon repas gâché…Tu vas me le payer…

    Je l’égorgeai d’un coup de griffes et entamai la bataille avec les autres. Une épée tirée d’un fourreau, enfoncée dans un ventre, arrachée et plongée dans une poitrine ; des coups de griffes au visage, sur les mains armées dont le premier réflexe est de lâcher le fusil ; des baïonnettes glissées dans de la chair fraîche, et des crosses utilisées en guise d’assommoir. Le dernier soldat vivant ou non inconscient se retrouva seul face à moi. Il devait au moins avoir la vingtaine.

    -P…Pitié…Me balbutia-t-il. Je…Je n’ai jamais voulu m’engager c…comme soldat…On…On m’a forcé…et…et ma famille a besoin d’argent…
    -Ton prénom et le nom de ta famille ? Lui demandai-je d’un ton à la fois glacial et tendre.
    -Je…
    -Dis-le, et je ne te tuerais pas.
    -Will...William B…Bennett…
    -William Bennett…Je lui relevai le visage du bout de l’index et lui souris chaleureusement. Eh bien, on force les orphelins à s’engager maintenant ? Je soupirai et laissai passer un silence. Une bande de vampires rôde dans les couloirs…Enroule ceci autour de ton cou, à la façon d’un foulard, et ils ne t’attaqueront pas. J’arrachai un morceau suffisamment long de mon manteau et le lui remit. Maintenant pars, fuis la Compagnie des Indes, fuis cette ville…Fuis l’Angleterre. Il me répondit un timide « Oui » et s’enfuit. Je le regardai longuement et soupirai. Avec tout ça, je n’ai toujours pas de repas.

    J’avisai les soldats à terre d’un œil lubrique et m’emparai d’un des types en plein réveil. Heureusement, je ne les avais pas tous tués, premier effort. L’homme me supplia à son tour, hélas je ne le connaissais guère, lui. William Bennett avait passé la moitié de sa vie à l’orphelinat des Prés-Dorés, ainsi je me rappelais sa bouille d’enfant. Soit. Je mordis le soldat et le plaquai contre le mur où je lui retirai lentement la vie ; le silence tomba, seul un bruit de sussions le brisait. A la fin de ces dernières, le soldat glissa contre le mur et mourut en raison du peu de sang présent dans ses veines.
    Je m’essuyai la bouche à l’aide d’un mouchoir blanc, bientôt écarlate. On apercevait mes blessures aux poignets : elles cicatrisaient à une vitesse hallucinante.

    -Bien, dis-je. Maintenant, trouver mes effets et voir si nos amis vampires ne se sont pas envoyés en l’air avec la lady du coin !

    D’ailleurs, parlons-en deux secondes des bougres. Ils erraient dans les couloirs à la recherche de Leyan. A noter les gorges trouées sur leur passage. Grigoriev et sa bande libéraient les prisonniers ; Visigoth et sa suite massacraient du soldat ; Cerbère bloquait toutes les issues dans le but d’empêcher la lady de fuir. Elle se cachait dans les geôles, sinon on l’aurait déjà pelée comme une patate à l’entrée. Se fut l’équipe Visigoth et Cerbère les grands gagnants du prix Alecto ! Ils tombèrent tous deux au même croisement et se retrouvèrent devant la porte d’une salle réservée aux gardes.

    -Elle est là t’crois ? Demanda Cerbère.
    -J’en sais rien, répondit le géant à la hache, mais on va voir ça tout de suite.

    Et crack ! Il défonça la porte d’un grand coup de hache. Inutile de l’ouvrir, ça ne sert à rien. Et les poignées sont énervantes, à ne jamais vouloir se débloquer. La bande de vampires entra dans la pièce, et Cerbère se hâta d’humer le parfum de l’air ambiant. Un sourire étendu le long du visage apparu, ses crocs se dessinèrent, avides de chair féminine.

    -Hm…Ça pue la lady là dedans !
    -Elle doit se cacher la minette, mais on la trouvera…Ajouta Hadès, l’un des vampires les plus pervers du navire.

    Ils entamèrent la recherche. Visigoth bloqua la porte de toute sa masse, les autres gardèrent les fenêtres, au cas où la lady chercherait à se tirer. Ils la trouvèrent, cachée dans une armoire. Hadès sourit de toutes ses dents et informa les autres de sa découverte par cette simple phrase :

    -Je t’ai trouvé…Ma jolie minette…

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MessageSujet: Re: « On n’apprend pas aux riches à défier les lois » {PV; Melian & Ivan}   Mer 9 Juil - 16:53

    Une nuit, de sang. De réflexions sur ses propres actes, et les conséquences de ses actes. Serait-elle un peu trop à cheval sur ses promesses. Ses vieilles promesses. Non. On lui avait tiré dessus. Sacrilège. Elle en était encore bouillonnante de rage, une rage qu’elle tenta de camoufler devant ses soldats, mais esquivant les questions du lieutenant Gilette s’était arrêtée dans une pièce. Un livre se trouvait sur la table. Elle s’en approcha et le prit délicatement, c’était un vieux conte. Quelque chose mêlant mythologie et fantastique. Fantastique…Le livre vola à travers la pièce, comme une poupée de chiffon. Son corps tremblait de rage. Elle détestait les vieux contes pour enfants. Il y avait toujours une morale, qui plus est. Et à chaque fois qu’on la lui disait, enfant, elle piquait une crise de colère monstrueuse. C’était fait exprès, toutes les histoires qu’on lui racontait parlaient d’elle, des méchantes petites filles égoïstes, des sorcières d’une grande beauté qui usaient de tous les moyens pour assouvir leurs ambitions, et rester belle, à jamais. Comme dans Blanche Neige et les Sept Nains.

      |leyan | « Mon miroir…mon beau miroir, qui est la plus belle ?... » se laissa-t-elle murmurer, à voix basse, le regard abysse posé sur un miroir, par terre. « Pas dans ton état… » observant son visage dans la glace, ce n’était pas ça le problème. Son maquillage avait légèrement coulé au coin de ses yeux, mais restait digne.

    Elle pivota sur le côté, et son bras fut la seule chose discernable dans ce miroir. Le sang s’était arrêté, elle avait nettoyé les plaies, comme s’il n’y avait jamais eu de blessures. Hors, sa fierté, elle, était blessée. Soudain, des bruits de pas précipités dans le couloir l’intriguèrent, elle ouvrit la porte et vit des soldats courir. Sortant, elle les suivit jusqu’à arriver devant un long couloir. Des visages non familiers plus loin. Suivant son instinct, la jeune bourgeoise reprit sa course et retourna dans la pièce au miroir. Refermant la porte à la volée, la verrouillant, postant des chaises derrière la porte. Son visage se tourna vers les fenêtres, elle eu l’idée de passer par là, mais n’était pas une acrobate. Alors, une armoire attira son attention. De justesse.

    « Elle est là t’crois ?
    -J’en sais rien, mais on va voir ça tout de suite. »
    Des voix. Etrangères. La porte avait disparue, cassée et éparpillée dans la pièce en petits morceaux de bois. C’était violent. Mais elle ne débattra pas intérieurement sur le sujet, comme quoi il faudrait faire changer cette porte également, car pour l’instant, elle cherchait quelque chose, une arme, n’importe quoi, dans l’armoire. Avec le peu de lumière c’était bien difficile…

    « Hm…Ça pue la lady là dedans !
    -Elle doit se cacher la minette, mais on la trouvera… »
    Elle se serait offusquée. Oh étais-ce sa faute si son parfum de haute qualité et d’une fortune inestimable ne leur plaisait pas ? Ses yeux lancèrent des éclairs. Mais la fin de la phrase d’un des autres pirates l’intrigua, on la cherchait ? Pourquoi donc, pour la tuer ? C’était la brune d’en bas ? On lui avait déjà tiré dans le bras, ça ne suffisait pas ? Leyan leva les yeux au ciel, et réfléchit à toute vitesse, un plan, il lui fallait un plan. Son esprit finement stratégique allait bien trouver quelque chose…Maintenant ? Dans deux secondes ? Les pas se rapprochèrent de l’armoire, elle tressaillit. On l’avait repérée. Et tac. Le plan, maintenant, il fallait improviser. A sa manière !

    « Je t’ai trouvé…Ma jolie minette… »
    La porte de l’armoire s’était ouverte. Un homme apparût. Ils étaient rapides…Elle se releva, précédemment assise. Et observa d’un coup d’œil les personnes présentes. Ne faisant aucun commentaire, ce n’était pas le moment. Elle réagit assez vite, s’emporta dans des explications abracadabrantes. A la Leyan, quoi.

      |leyan | « On se connaît ? Oh mais suis-je bête ! Vous euh, êtes là pour la charmante jeune femme très ambitieuse et magnifique qui se trouvait dans le couloir de l’autre côté du fort ? Vous devriez vous dépêcher vous allez la louper ! » Elle eut un léger rire, se trouvant très convaincante. « Moi, ce que je fais ici vous vous dites sûrement ! Oh je suis juste femme de chambre ! Voilà ! Je travaille pour le Gouverneur ! Il faut que j’aille la voir déjà je dois lui demander quelque chose ! » Elle sorti de l’armoire et se dirigea vers la sortie.

    Elle était assez convaincante, la comédie à toujours été sa passion.

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MessageSujet: Re: « On n’apprend pas aux riches à défier les lois » {PV; Melian & Ivan}   Mer 9 Juil - 20:02

    Non seulement je n'avais pas le droit de m'amuser un peu, mais en plus il m'empêchait de m'attaquer aux soldats! Egoïste ce soir…Enfin j'allais me contenter de regarder, ce n'était pas si mal…J'aurais eut envie de participer, mais mon rôle avait pris fin dés l'instant où je l'avais libéré et laissé boire mon sang. La je suivais des yeux le massacre des soldats, puis la plaidoiries du fameux William Bennett sans dire un seul mot.

    «-Bien. Maintenant, trouver mes effets et voir si nos amis vampires ne se sont pas envoyés en l’air avec la lady du coin !»

    Ses effets, je savais où ils étaient. En passant je les avais aperçus mais avait préféré ne pas m'en encombrer pour le moment. Bien m'en pris, car j'étais tombé sur la Lady juste après. Quoi que pour lui tirer une balle dans le bras, encombrée ou non, ça n'aurait pas été bien difficile...

    -Suivez moi capitaine, je sais où ils sont…

    Nous continuâmes dans le couloir jusqu'à nous retrouver la où j'avais tiré sur Leyan. Un peu de sang frais tâchait toujours le mur et quelques gouttes sur le sol s'éloignaient pour disparaître dans les ténèbres du couloir. Sur le chemin je ne pu quand même m'empêcher de faire une remarque en rapport avec ce qu'il avait dit quelques instants plus tôt:.

    -Alors c'est qu'ils sont drôlement en manque…Qui pourrait vouloir de cette catin? A part Beckett…

    Et encore, je l'aurais cru homme meilleur que ça…Enfin il ne valait pas mieux dans le fond... Nous arrivâmes près d'un escalier après quelques autres soldats tués sur la route. Je n'eus pas à bouger le petit doigt bien que j'aurais voulu…Enfin peut-être avais-je atteins mon cota de meurtre ce soir, qui sait…Plutôt que d'assommer j'avais tué, plutôt que de conserver mon calme j'avais tiré sur la catin de service, sans doute étais-ce assez…Enfin revenons en à nos moutons: Au mur, près de l'escalier étaient accroché les effets d'Ivan, armes et compagnie.

    -Je les avais vu en arrivant et je les aurais bien pris mais j'avais peur que ça me gêne pour me battre, désolée…

    On aurait gagné un peu de temps au moins, idiote que je suis…A l'heure qu'il était, il y avait une chance sur deux pour qu'un des vampires –et je pariais sur Hadès, le connaissant celui là!- se soit fait la Lady dans un coin! D'ailleurs…Que pouvait-il bien se passer du côté de nos chers amis nocturnes…



    « On se connaît ? Oh mais suis-je bête ! Vous euh, êtes là pour la charmante jeune femme très ambitieuse et magnifique qui se trouvait dans le couloir de l’autre côté du fort ? Vous devriez vous dépêcher vous allez la louper ! Moi, ce que je fais ici vous vous dites sûrement ! Oh je suis juste femme de chambre ! Voilà ! Je travaille pour le Gouverneur ! Il faut que j’aille la voir déjà je dois lui demander quelque chose ! »

    Pensait-elle duper les vampires avec ça? Ils n'étaient pas nés de la dernière pluie! Elle voulait sortir, quelle bêtise…Visigoth gardait la porte! Et de part sa taille, impossible de passer sans risquer de se prendre un coup…Un grognement peu rassurant de la part du vampire sembla d'ailleurs refroidir la Lady qui perdait un peu de son assurance. N'importe qui face à lui réagirait comme ça. Il était un peu effrayant, sauf lorsqu'on apprenait à le connaître...Il était plutôt du genre gros nounours. Difficile à croire après l'avoir vu massacrer les soldats n'est ce pas? Et pourtant...

    Mais notre chère Lady devait s'inquiéter d'autre chose dans l'immédiat, car pas question de s'enfuir…Et donc la voilà à la merci de l'équipage du Gothica qui étaient partagé entre l'envie de la mordre ou de se la faire dans un coin. N'y allons pas par quatre chemin! D'ailleurs Hadès semblait partant pour la deuxième solution, quelle surprise!

    -Une femme de chambre, dit-il d'un ton qui ne présageait rien de bon pour Leyan, alors dans ce cas on a le droit de...?

    Erreur Milady! Voilà ce que l'on gagne à tenter jouer à la plus maligne…Heureusement alors que le vampire s'approchait dangereusement de Leyan avec l'idée de la culbuter dans un coin, nous arrivâmes. Eux sans doute nous avaient sentis arriver, mais pas elle. Entendre ma voix devait lui être bien désagréable après notre petite entrevue tout à l'heure...Elle devait se croire dans son pire cauchemar et en un sens...Elle avait raison!

    -J'ferais pas ça si j'étais toi Hadès…Une catin en plus…Qui sort du lit de Beckett! Tu tomberais bas...

    Je me demandais ce qu'Ivan comptait en faire. La mordre? La laisser la? La faire prisonnière? Oh oui…La troisième solution promettait d'être TRES mais alors TRES drôle! J'imaginais bien cette minette pourrie jusqu'à la moelle et gâtée toute sa vie face à un équipage de pirates dont plus de la moitié appartenait à la race des vampires. La scène promettait d'être historique! Comment se débrouillerait-elle pour ne pas se faire attraper dans un coin ou même mordre? Enfin le capitaine était sans doute encore trop bon et ordonnerait qu'on y touche pas…

    Je haïssais cette femme. Déjà c'était une Lady et j'avais une sainte horreur de ça. En plus, elle avait osé me gifler…Enfin ça elle l'avait payé, mais j'étais d'un naturel beaucoup trop rancunier pour l'oublier. Elle allait souffrir…Beaucoup souffrir…D'ailleurs je me tournais vers elle histoire d'enfoncer d'avantage le couteau dans la plaie.


    -Comment va votre bras milady? Mieux j'espère?

    En fait je n'espérais pas. Je voulais qu'elle souffre! Avec un peu de chance la blessure s'infecterait et on serait forcé de l'amputer…L'espoir fait vivre comme on dit!


    -Ce serait dommage qu'on doive l'amputer…Pas facile d'être une catin avec un seul bras! Enfin pour c'que j'en dis…Yavais déjà pas grand chose de bons, c'est pas comme si ils y perdaient beaucoup…Je me demande par contre si Beckett voudra toujours de vous…

    Apparemment mes sarcasmes faisaient bien rire tout le monde sauf elle. Je me décidais à arrêter pour laisser Ivan parler. Elle risquait de s'en prendre, cette pauvre petite Lady de pacotille…Et j'étais loin de la plaindre, bien au contraire!


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Ivanovitch Tchekhovski
•Le Sourire du Vampire est Pareil à celui du Bourreau•


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Citation : « La Compagnie des Indes prend le monde pour un échiquier...Alors je prends leurs demeure pour mon terrain de chasse! »

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MessageSujet: Re: « On n’apprend pas aux riches à défier les lois » {PV; Melian & Ivan}   Lun 14 Juil - 20:17



    Partons à la recherche de mes effets, une étape obligatoire si je tenais à la vie. Mes lames noires suffiraient à me retrouver, car elles chauffaient, rougissaient et tremblaient en ma proximité : l’effet « baguette de sourcier » comme l’appelaient si intelligemment ces messieurs les chasseurs de vampires. Melian me conduisit donc près des escaliers où se trouvait accroché au mur tout mon attirail de parfait pirate vampire. Une odeur de sang noble parvint à mes narines dans l’un des couloirs : Melian avait tiré sur Leyan, pile à cet endroit-là ! Je récoltai du bout de l’index quelques gouttes de sang sur le mur et le glissai sur ma langue, empli d’un désir luxueux de profiter des délices de miss Leyan.

    -Un vrai millésime…
    Déclarai-je. Nourrit des meilleurs mets, gorgé de boissons de grandes qualités…Cette lady, je la veux. Je me tournai vers Melian et plongeai mon regard rougeâtre dans ses iris envoûtants. Même si son sang ne vaut pas le tien…Un mélange de courage et de loyauté pure…

    Je lui souris et cru la voir rougir. Nous reprîmes ensuite notre route, Melian se permit alors un commentaire en rapport avec ma remarque précédente : existe-t-il en ce monde un pauvre fou capable de s’offrir une partie de plaisir avec lady Leyan ? J’en doute. Cela dit, on ne connaissait rien des activités de Beckett et de sa bande d’aristocrates cinglés…Sait-on jamais, dans les coulisses des perruques il peut se passer tellement de choses !

    -Beckett ou sa bande de caniches ! Tu sais, les gens se disent civilisés dans l’espoir de cacher leurs mœurs douteux !
    Répondis-je en riant.

    Arrivés à destination, je récupérai mes effets et m’armai convenablement : le manteau sur les épaules, les poignards courbés et les mini bombes dans ce dernier, les lames droites dans les bottes, les faucilles et les pistolets à la ceinture. Tout ce matériel me manquait, je détestais me retrouver désarmé, encore moins dans un tel endroit. Melian prit soudainement la parole et s’excusa d’une erreur non-commise


    « Je les ai vus en arrivant et je les aurais bien pris mais j'avais peur que ça me gêne pour me battre, désolée… »



    Je lui souris et lui relevai doucement la tête :

    -Ne t’excuse pas voyons…Tu as bien fait. Une seule de mes armes fait plus de vingt kilos, tu me servirais de compagne de cellule à l’heure actuelle, si tu t’en étais encombrée…
    Je laissai passer un silence et repris : Allons retrouver les vampires, ils ont du mettre la main sur la lady, je n’entends plus aucun cri de soldat…

    En effet, ces messieurs –et dames, les vampires bloquaient la lady dans la salle des gardes. Elle tenta de fuir à l’aide d’un subterfuge absolument stupide : elle se changeait en femme de chambre innocente. Depuis quand les servantes portent des robes, des bijoux et du parfum hors de prix ? De plus, « Femme de chambre » donnait de très mauvaises idées à Hadès. Dans son esprit, femme plus chambre signifiait : partie de plaisir sous la couette. D’ailleurs…


    « Une femme de chambre, alors dans ce cas on a le droit de...? »



    Hadès se « lécha les babines » et s’approcha de Leyan, animé d’intentions peu catholiques. Il sentit soudain une odeur familière et se recula immédiatement ; on ne culbute pas de filles devant la seconde du Gothica, et encore moins devant le capitaine !
    « J'ferais pas ça si j'étais toi Hadès…Une catin en plus…Qui sort du lit de Beckett! Tu tomberais bas... »


    -Des plus les catins ne vous sont accessibles mes chers amis…
    Ajoutai-je. Répète-moi la règle Hadès.
    -Euh…Un corsaire français ne…euh…ne doit pas déshonorer le royaume en couchant avec des filles de joie…

    -Bien Hadès, visiblement les coups de fouet à l’instar des mots fonctionnent mieux.

    Eh oui, un matelot récalcitrant se prenait des coups de fouet. Rarement cependant, ce type de punition suivait la désobéissance à l’une des règles simples du Gothica. Evidemment les cinglures se limitaient à cinq ou dix selon la gravité du crime, jamais plus, je ne jouais pas au tyran non plus ! Cela dit cette petite loi ne s’appliquait pas aux nobles. Dans leur cas, la torture s’administre sans limite !

    L’imposante masse nommée Visigoth me laissa passer. J’entrai dans la pièce sombre et dévisageai la lady posée en plein milieu ; conformément à mes conseils, les vampires bloquaient toutes les issues, ainsi Leyan ne pouvait s’enfuir à moins de posséder un pouvoir capable de nous tuer tous en une seconde. Mon regard infernal se posa sur cette pseudo-gouverneur et ne la quitta plus ; un sourire sadique illumina l’ombre de la pièce :

    « Comment va votre bras milady? Mieux j'espère? » Intervint Melian, au grand désespoir de la lady. La blessure de son bras ne suintait plus énormément de sang, malheureusement pour elle une simple goutte attire un vampire affamé à des kilomètres. Tous les fils de l’ombre de la pièce le sentaient et se retenaient de ne pas aller se servir directement à la source. Miss Leyan affrontait des regards envieux, pervers et surtout affamés. Dans mon cas, je mourais d’envie de la torturer. Hélas, je m’interdisais formellement de m’attaquer aux femmes, même si elles sont pourries et laides comme Leyan.


    « Ce serait dommage qu'on doive l'amputer…Pas facile d'être une catin avec un seul bras! Enfin pour c'que j'en dis…Y’avais déjà pas grand chose de bon, c'est pas comme s’ils y perdaient beaucoup…Je me demande par contre si Beckett voudra toujours de vous… »



    Les vampires ricanèrent à cette remarque et échangèrent entre eux toute une série d’idées malveillantes : on pourrait la tuer, l’égorger comme un poulet, la décapiter et jeter sa tête au milieu de la rue, la pendre et l’éventrer, lui briser le crâne et y enfoncer ses décrets…Bref, ce genre d’amusements psychopathes. Personne n’aimait cette femme, et surtout pas mes vampires. Certaines de leurs idées me plaisaient, cependant une intention toute autre me vint à l’esprit. Je m’approchai de Leyan et lui pris violemment le cou ; d’une main ferme je l’étranglais doucement et la soulevai du sol :

    -Bien…On peut discuter à présent, miss Leyan.
    Lui dis-je, un grand sourire sec affiché sur les lèvres. Vous allez regretter mon emprisonnement, au centuple s’il le faut. Mes lois me retiennent : je ne peux laisser mes vampires profiter de votre corps de catin de luxe, et la torture n’aboutira guère à un mort…Sauf si les rats vous dévorent…
    -En arrachant la chaire morceau par morceau…Tout doucement, très lentement !
    Précisa Cerbère, amusé à l’idée de transformer la lady en hachis.
    -Et ils s’attaqueront ensuite à la pourriture cachée sous cette peau de pêche…Ajouta Méphisto.
    -Vous êtes écœurants les garçons…
    Constata Sirène, l’une des seules femmes vampires du navire.
    -Ouais, reprit Cerbère, on peut bien avec les ladies !

    Une dispute ne tarderait guère à éclater. Ce genre de petites guerres orales animait le Gothica, seulement à cet instant on ne devait perdre de temps en de tels enfantillages. Je soupirai longuement et ordonnai :

    -Silence !


    Les vampires obéirent immédiatement. Je lâchai violemment la lady et l’envoyai s’écraser parterre ; frustré par mes longs jours d’incarcération sans approvisionnement décent, je lui flanquai un bon coup de pied dans le flanc, et croyez-moi, elle le sentit bien passer. Je me tournai ensuite vers Visigoth et Melian :

    -Melian, ligote-là, bâillonne-là et bande-lui les yeux je te prie…Et Visigoth, je te charge de la porter. On l’emmène sur le Gothica.
    J’en revins à la lady ; elle s’apprêta à ouvrir la bouche, ainsi je la lui bouclai d’une réprimande quasi-hurlée : Et à la moindre protestation je te coupe la langue !
    -Faut écouter le capitaine,
    lui conseilla Grigoriev, il tient toujours ses promesses…

    Je laissai donc Melian transformer Leyan en saucisson incapable de parler et totalement aveugle. On éviterait ainsi les éventuelles escapades, les cris et on l’empêcherait de connaître la route vers la cachette de notre navire. Bref. Visigoth la prit sur son épaule et l’emmena façon sac à patates. Je me chargeai moi-même des soldats sur notre chemin et permit ainsi à toute la marmaille du Gothica de rejoindre le bercail. Alecto Leyan et l’opération de survie au cœur d’un navire pirate…Amusement au rendez-vous !



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« On n’apprend pas aux riches à défier les lois » {PV; Melian & Ivan}

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