Pirates of the Caribbean*

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 La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD]

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Ivanovitch Tchekhovski
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Ivanovitch Tchekhovski

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MessageSujet: La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD]   La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD] Icon_minitimeMer 2 Juil - 18:44

Spoiler:
 



    Roscoff se débattait, poussait sur le grappin enfoncé dans ma poitrine, me flanquait des coups dans les jambes, m’étranglait et tentait de dégager mes crocs de son cou : tout cela vainement. Une bête prisonnière ou blessée devient bien plus féroce, le chasseur s’en rendait compte à présent. Je le mettais littéralement en pièces. Mes griffes lui arrachaient la chair du buste, mes canines lui déchiraient le cou, et ma folie me poussait à aller encore plus loin. Une telle scène sanglante se multiplia à l’arrivée d’une vingtaine de vampire furieux. Un seul regard sur mon corps mutilé leur suffisait ; oser attaquer leur chef les indignait, les vexait sérieusement et réveillait en eux une véritable folie meurtrière.

    La bataille commença. Les vampires tuaient chasseurs et soldats sans se soucier de la manière dont ils s’y prenaient ; lors de brefs moments de répit, ils s’attaquaient à mes chaînes à coups de hache ou de griffes, et tentaient de me calmer même si cela relevait de l’impossible. A moi seul je décimais toute la population environnante. Le visage tâché de sang, le corps dégoulinant de ce dernier, je frappais les soldats à coups de griffes, les égorgeais, les décapitais, et en arrivais même à profiter de leur agonie en leur arrachant de bons morceaux de chair. Spectacle abominable, hélas ma souffrance me rendait fou.




    J’ai tellement mal !

    L’un des chasseurs se décida à me calmer, au risque de récupérer un chef en lambeaux. Il envoya paître deux vampires à coup d’épée puis s’empara du fusil d’un de ses collègues décapité un instant plus tôt. Posté derrière une colonne, il chargea nerveusement l’arme et mit ma tête en joue. Toute agitation autour de lui sembla s’évanouir, il s’enferma dans une bulle silencieuse où sa concentration ne serait guère brisée. Les secondes passèrent, et au moment où la détente appela le doigt du tireur, ce dernier la pressa et ferma les yeux d’effroi.


    Un tir.

    Une balle d’argent me traversa la tempe. Je poussai un hurlement d’une puissance inouïe et m’écroulai à genoux sur le sol. Mon sang ruisselait lentement le long de mon visage, l’argent me brûlait atrocement, et pourtant toute douleur disparu. Le regard ahuri, la bouche grande ouverte, je semblais figé l’espace d’un moment. Roscoff, encore à-demi conscient, esquissa un sourire à cette vision et se sentit soulagé de me voir tomber. Mon cri inquiéta les vampires ; ils stoppèrent toute activité et se ruèrent vers moi. Deux d’entre eux m’empêchèrent de toucher le sol.

    -Capitaine ! Capitaine ! Réveillez-vous ! Capitaine !


    Je n’ai plus mal…Mais…

    Des voix raisonnent au fond de mon esprit,
    J’entends leurs cris, si faiblement…
    Serais-je dans les mains de l’ennemi ?
    Non, je m’endors sur un lit de sang…



    -Capitaine !

    Les vampires les plus proches de moi fondirent en larmes ; venais-je de mourir ? Non…Pas encore. Seulement chaque détail en donnait l’impression, ainsi leur soif de vengeance devint intarissable. On acheva de briser mes chaînes ; certains matelots éloignaient les chasseurs ou reprenaient leurs esprits suite à une mort temporaire due à une balle mal placée ; d’autres se préparaient à satisfaire leur besoin de rendre la monnaie de leur pièce à cette bande de lâches. D’ailleurs, l’un des chefs de cette même bande osa prendre la parole :



    « Si je puis me permettre, à votre place je m'en irais et vite… »

    « Et pourquoi on t'écouterait?! Vous allez le payer et toi le premier! »


    Beckett désigna le ciel : les nuages commençaient à rosir et indiquaient le proche lever du soleil. Mes vampires déclarèrent forfait et décidèrent de remettre cette bataille à plus tard. Le plus fort d’entre eux me porta, un autre traîna Roscoff a sa suite, et un dernier menaça vivement Beckett.


    -On se reverra, Biquette ! Et la lady aussi ! On ne laissera pas passer cet affront ! Si déjà vous voulez la paix dans ce monde, n’agissez pas comme des…comme des…comme des bêtes !


    Sur ces mots, il rejoignit les autres.
    A bord du Gothica, l’équipage humain s’inquiétait suite à tous ces cris déchirants. Melian avait reconnu les miens sans aucune difficulté et se rongeait les sangs à l’idée de me savoir en difficulté. Le retour des vampires rassura tout le monde, cependant l’inquiétude revint au galop, car je n’apparaissais pas en tête de la troupe. Visigoth, le gardien du navire, s’approcha et demanda :

    -Où est le Capitaine ?

    Aucune réponse. On désigna simplement Minos, le vampire chargé de me porter. Des cris de surprise et d’horreurs s’étouffèrent, les plus sensibles se cachèrent la bouche de manière à se retenir de dégorger…Le spectacle terrifiait même le grand Visigoth. Ce dernier ne me quittait plus des yeux et retenait ses larmes ; son poing se serra. Minos prit la parole :

    -C’est lui, l’auteur de cette horreur. Dit-il en désignant un Roscoff évanouit.
    -Je vais prévenir Melian…Ajouta Grigoriev, l'un des plus jeune vampires.

    Visigoth mena le Gothica sous une arche rocheuse où personne ne pouvait nous voir, et où l’ombre nous permettrait tout de même de sortir prendre l’air en milieu d’après-midi. Il rejoignit ensuite l’équipage descendu en fond de cale, là où se trouvaient tous les cercueils. On m’allongea sur un drap délicatement posé ; Ismaël, le médecin du navire, déchira mes vêtements du haut et écarquilla les yeux :

    -Oh mon Dieu…

    Grigoriev toqua timidement à la porte de la cabine de Melian, elle s’y terrait depuis mes premiers cris de douleur. Le jeune vampire détestait ce genre de situations. Comment allait-il s’y prendre ? Il ne pouvait pas naturellement dire : « Le Capitaine est en piteux état…Il est pt’ être même mort…» Non. Il réfléchissait soigneusement à ses mots et toqua une nouvelle fois :

    -Melian ? C’est Grigoriev…Je sais, tu ne veux pas être dérangée mais…Les vampires sont revenus…Et…le Capitaine aussi…

    Le ton de sa voix le trahissait. Au bord des larmes, il bégayait presque et s’étouffait avec ses mots. J’ignorais la réaction de Melian face à mon état, elle risquait de faire une attaque, sans aucun doute…


    La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…


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Melian Longlay
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MessageSujet: Re: La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD]   La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD] Icon_minitimeMer 2 Juil - 22:37


    Le regard perdu dans le vague, assise sur la rambarde, les jambes pendantes dans le vide, je songeais…Mes éternelles songeries sur cette magnifique catastrophe qu'est l'amour…A force je m'en énervais moi-même…Mais où était donc mon cher capitaine? Partit…Partit chasser sans doute. De la lady de pacotille, du petit lord à deux shillings ou que sais-je d'autres…Le temps passait, et il ne revenait pas…Je commençais à m'inquiéter, à sérieusement m'inquiéter. Que lui était-il arrivé? Sans doute rien…Une fois de plus je m'inquiétai pour rien. Oui comme toujours…

    Sauf que cette fois était différente…Un cri, un cri horrible que je reconnaîtrais entre mille…


    -Capitaine…

    Je fixais le fort, visible d'ici. Quelque chose n'allait pas…C'était certain! Et ça, les vampires l'avaient bien compris…Beaucoup étaient partis pour l'aider, et moi je restais la…J'aurais voulu mais j'aurais gêné, alors non. Je descendis dans ma cabine où je me mis à faire les cents pas.

    -Pitié qu'il ne lui soit rien arrivé…Rien de grave…

    Je m'assis d'abord sur mon lit mais cette pause ne m'était pas bénéfique. A peine cessais-je tout mouvement que je m'imaginais malgré moi les pires horreurs. Beckett était capable de tout, cette garde de Lady aussi à partir du moment où le Lord lui demanderait. Peut être étaient-ils en train de le torturer? Ou pire…L'exécuter? Et cette fois, pas par pendaison?

    -J'ai un mauvais pressentiment, murmurais-je en russe pour moi-même, un très mauvais pressentiment…

    Je sursautai. Quelqu'un frappait à la porte…

    «-Melian ? C’est Grigoriev…Je sais, tu ne veux pas être dérangée mais…Les vampires sont revenus…Et…le Capitaine aussi…

    Ils étaient revenu?! Tous?! Le capitaine aussi?! Quel bonheur! Ils étaient la! Mais…Le ton de Grigoriev n'avait rien de rassurant…Que du contraire en fait…J'allai lui ouvrir, à deux doigts de fondre en larmes.

    -Le…Le capitaine est…revenu?! Il va bien…Pas vrai?

    Il ne répondit pas. Sans doute ne savait-il pas quoi dire, mais ses yeux ne mentaient pas, quelque chose clochait…

    -Où est-il?

    Il me fit signe de le suivre. Il descendit dans la cale, je le suivais toujours. L'équipage était la. Je me frayai un chemin pour arriver à voir Ivan. Je plaquai ma main droite sur ma bouche pour étouffer un cri d'horreur à la vue de son corps, transpercé de partout par des…Par je ne sais pas quoi exactement, mais sûrement pas une arme de la Compagnie des Indes!

    -Oh…Oh mon dieu…Capitaine…

    Grigoriev, à présent derrière moi, du me rattraper pour m'empêcher de tomber. J'étais à deux doigts du malaise. Pourtant je n'étais du pas genre «âme sensible» mais la…Le spectacle était affreux…Mon teint blanc le devint encore d'avantage, et je ressemblais d'autant plus à une morte dans cet état.

    -Ce…Mais…Qui…?
    Ce chien de Beckett…Il a engagé des chasseurs…Ils s'y sont mis à plusieurs pour l'avoir les lâches…
    -Mais…Il va s'en sortir, demandais-je pleine d'espoirs, n'est-ce pas?

    Il y eut un silence…Un silence qu'il serait ironique de qualifier «de mort» mais c'était presque ça…Un silence qui fit couler une larme le long de ma joue, suivie d'une autre. C'est alors qu'Ismaël prit la parole.

    -Peut être…Mais il faut lui retirer tout cet attirail du corps…Et ça risque de le faire souffrir vu les salopries que c'est…

    On savait refermer ces genre de…de grappins, mais ça n'allait pas être agréable pour mon pauvre capitaine…Le médecin jugea bon de congédier l'équipage. Il ne restait plus que Visigoth, Ismaël et moi-même. Les autres, de retour sur le pont, maudissaient les chasseurs, Beckett, Leyan, la Compagnie des Indes, en jurant vengeance. D'ailleurs Roscoff était toujours sur le pont, inconscient, en train de se vider de son sang. Personne ne s'en occupait pour le moment. L'état d'Ivan importait d'avantage que celui de cette pourriture! Ah j'aurais bien été le tuer moi-même…Mais j'ignorais déjà tout de sa présence, et j'étais trop occupée à m'inquiéter…La en bas…

    D'ailleurs en bas, toujours en larmes, je m'étais approchée de mon pauvre capitaine. J'avais posé ma main sur la sienne en veillant à ne pas gêner Ismaël dans ses entreprises. Il avait hésité à administrer à Ivan un antidouleur et finalement avait jugé que c'était préférable. Avec l'aide de Visigoth, il refermait les branches de ce maudit grappin transperçant la poitrine d'Ivan. Une fois que ce fut réussi, ils le retirèrent avec toute la douceur possible, provoquant par accident une hémorragie assez importante qu'Ismaël s'empressa de stopper au mieux en utilisant son sang ainsi que les méthodes traditionnelles.

    Sa poitrine bandée, ce fut au tour des autres membres. Son épaule gauche était complètement explosée, c'était le mot juste. L'os avait volé en morceaux, mais son pouvoir d'auto guérison devrait l'aider pour cela. Ils retirèrent le grappin et le jeune médecin s'occupa de bander une nouvelle fois la plaie. Son bras droit sembla poser plus de problèmes, étant donné qu'il était à la fois percé d'une flèche/grappin et d'une balle –sans doute perdue. Cette dernière était délicate à extirper, vu que quelques fragments avaient éclaté et empêchaient ainsi la bonne cicatrisation de la plaie. Heureusement Ismaël connaissait son métier et parvint à extirper cette maudite balle ainsi que cette saloperie de grappin.


    Restait à présent le plus délicat sur la partie supérieure du corps d'Ivan: La balle dans la tête. Cette capacité qu'avait les vampires de survivre à ce genre de blessures ne cessera jamais de m'étonner. Ismaël du être très précis et le plus doux possible pour retirer cette horreur. Il s'y prit à l'aide d'une petite pince aux bouts assez fin mais solide. Au bout d'un bon quart d'heure…Ou non sans doute plus…Il parvint enfin à s'en débarrasser.

    Pour le haut, c'était réglé, voyons à présent le bas. On du déchirer son pantalon pour parvenir à voir la plaie. Il fallut qu'ils soient d'autant plus prudent car la plaie se situait juste à côté de l'artère fémorale. Opération véritablement délicate. Si le grappin se rouvrait par malchance, ou qu'un faux mouvement lui faisait toucher cette fichue artère, Ivan était dans de beaux draps…

    Pour moi le temps s'était arrêté. J'ignorais combien d'heures s'étaient écoulées depuis le début de l'opération, sûrement plusieurs. Mais enfin, on en voyait le bout. J'avais aidé au mieux, passant à Ismaël ce dont il avait besoin, sans lâcher la main d'Ivan. Je n'en avais pas le courage. En même temps je gardais deux doigts sur son poignet, vérifiant son pouls par la même occasion. Faible…Très, même trop, mais malgré tout bien présent. Chacune de ses plaies avaient été bandée, désinfectée convenablement –autant éviter le risque de gangrène au maximum. Il s'ouvrit le poignet et laissa goutter son sang dans la bouche entre-ouverte d'Ivan, sans doute pour lui redonner quelques forces.


    -J'ai fais tout ce que j'ai pu…Je pense qu'il devrait s'en sortir….Du moins j'espère. Il est très faible pour l'instant et il lui faudrait du sang régulièrement, ça va l'aider à reprendre des forces.
    -Oui…Il va s'en sortir…Il ne peut pas mourir…Il va s'en sortir…

    Je me bornais dans cette idée fixe. Je pris une chaise et m'y assis sans quitter Ivan des yeux.

    -Je ne bougerais pas tant qu'il ne sera pas tiré d'affaire. Je ne bougerais pas et s'il faut je lui donnerais mon sang, tout ce qu'il faudra pour l'aider. Il ne mourra pas…Il n'a pas le droit…

    Visigoth et Ismaël échangèrent un regard dans mon dos, mais j'étais décidée. On le lisait sur mon visage malgré mes nombreuses larmes. Je ne bougerais pas…Il n'avait pas le droit de mourir et de me laisser toute seule. Parce que dans le fond…Je n'avais pratiquement plus que lui…
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MessageSujet: Re: La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD]   La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD] Icon_minitimeVen 4 Juil - 18:58



    {Flash Back.


    Il fait froid dans les plaines rases de Russie. Même en été les hommes doivent porter des manteaux, les femmes n’en ont pas besoin, car elles restent au chaud dans les chaumes. Les militaires portent des imperméables, ces fameuses vestes capables de résister à la pénétration de l’eau du ciel. J’ignorais leur forme et leur couleur, seul le nom et l’efficacité me parlait. Seulement, je n’en possédais guère, car je ne me vantais pas d’appartenir aux rangs des militaires. Ainsi je tremblotais de froid, assis sur une pierre près des fausses communes fraîchement creusées. Des pas s’approchèrent, je sentis un tissu me recouvrir : chaud, à peine retiré.

    -Eh bien mon petit, ne reste pas là dans le froid…Surtout sans manteau.

    Une voix calme, celle d’un homme. Il garda le silence un instant et posa ses yeux sur moi, je le sentais. Cependant il n’obtint aucune réaction de ma part et se lassa très vite, ainsi son regard se dirigea vers les multiples charniers. Sans doute avait-il perdu un ami ou un membre de sa famille, et il se trouvait enterré là parmi bien d’autres cadavres tous horriblement mutilés. Je n’en savais rien, je ne voyais rien.

    -Tu as creusé toutes ces fosses ? Tout seul ?
    -Non, on m’a aidé…J’entendais beaucoup de gens pleurer, mais je ne comprenais pas pourquoi. Je ne vois pas, mais vous vous en êtes surement rendu compte…Je creuse, je jette des choses dans les trous, et je ne me pose aucune question.

    Le soldat reprit son mutisme. Je sentis l’odeur du tabac ; l’homme en bourrait une pipe et l’alluma, avant de tirer tranquillement la fumée. Beaucoup de soldats fumaient la pipe, surement pensaient-ils oublier les horreurs de la guerre grâce à la forte fumée dégagée des herbes incandescentes. Moi je n’osais pas, je m’étouffais à la moindre bouffée.

    -Tu es aveugle de naissance ?
    -Oui. J’ignore les formes, les couleurs, moi-même…Je ne connais ni mon visage, ni celui des autres…
    -Eh ben ! T’as pas de chance mon petit…Moi aussi y’a des jours où j’voudrais être aveugle…Ça m’éviterais d’aller flinguer des fils et des maris sur le champ de bataille !
    -Et vous ne verriez ni votre mère, ni votre père...Je ne veux pas vivre aveugle, moi…Je veux voir, comme vous.
    -Certaines choses ici ne doivent jamais apparaître aux yeux d’un enfant…

    Un nouveau silence. Je demeurais immobile, affalé sur ma pelle pleine de terre, comme mes vêtements d’ailleurs. J’entendis soudain un cri provenant de la tente infirmerie. J’ignorais l’utilité de ce fameux lieu, mais comme disait le soldat, certaines choses ne devaient pas apparaître à mes yeux, les choses dans cette tente en faisaient parti.

    -Dites monsieur, pourquoi les soldats ils crient ?
    -Des méchants leur ont fait du mal, alors ils crient…
    -Mais ils sont gentils les soldats…Il ne faut pas leur faire de mal…




    Il ne faut pas, cependant toute mort obéit à l’absoluité. Toute blessure à la nécessité.



    {Fin Flash Back.


    -Faut pas…faire…de mal…

    Une phrase balbutiée, des lèvres difficilement mouvantes, un esprit renaissant.
    Melian tenait toujours ma main ; mes doigts squelettiques se refermèrent lentement et la serrèrent faiblement. La jeune seconde releva la tête, car envahie de désespoir et de fatigue elle s’était à-demi assoupie. Elle put ainsi voir mes lèvres et mes doigts trembler…Les premiers mouvements, d’un mort nouveau-né.

    -Non…’pas…faire…de mal…

    Endormi sur un tas de sacs, Ismaël ouvrit lentement les yeux à l’entente d’un bourdonnement. Il jeta un œil vers moi et aperçu la timide agitation sur mon visage. Frustré de son endormissement, il se leva en grommelant et s’approcha silencieusement de ma pauvre carcasse. Il souleva délicatement les draps censés dissimuler mon corps quasi-nu, défis légèrement les bandages et observa la cicatrisation de mes principales plaies, à savoir à la poitrine et au ventre, là où les grappins et les chaînes tirèrent le plus lors de mes débattements.



    {Flash Back.


    Un son horrible brisa le silence de la plaine : le clairon. Un tremblement de terre le suivit, remue-ménage caractéristique de la cavalerie fonçant en direction du front. Une nouvelle fois les soldats allaient se battre, et moi je restais ici…Je les enterrais, leur offrais un dernier coffin, et leur permettais d’à jamais se reposer. Un jour ils perdent la vue comme moi, car ils ferment tous les yeux…
    Le soldat assis à mes côté se leva.

    -Je dois partir, petit…
    -Vous allez avec eux ?
    -Oui, je n’ai pas le choix…
    -Mais…Les méchants vont vous faire mal ! Et vous allez aussi leur faire mal ! Il ne faut pas…
    -C’est la guerre, mon petit, tu comprendras à l’âge adulte…Et sur ces mots, il s’en alla.
    -Non ! Ne partez pas ! La violence…ne résout rien…



    La violence ne résout rien. Et pourtant tout dirigeant l’emploie en dernier recours, dans le sombre but d’obtenir l’obéissance.



    {Fin Flash Back.



    -Non…ne…partez…pas…

    Ismaël s’empara d’un tissu blanc et le plongea dans un récipient rempli d’eau fraîche. D’un geste lent, il pressa la compresse sur mon front et mesura ainsi ma température : anormalement haute, surtout dans le cas d’un vampire. Cependant il en déduit un aspect positif : mon corps chauffait en raison de la grande activité de mon auto-régénération. Son inquiétude résultait plutôt de mes paroles, et des tremblements frénétiques de mes membres.

    -La violence…ne résous…rien…
    -Le pauvre, il doit revivre des scènes de son passé…Et on ne peut pas le qualifier de très joyeux…

    Le jeune médecin me fixa longuement. Il releva l’une de mes paupière soigneusement fermée et secoua la tête : mes pupilles ne brillaient pas, et le rouge flamboyant de mon regard ressemblait plutôt au vieux vermeil d’un vêtement usé. Je ne me réveillerais sûrement pas avant un bon moment, à moins d’un choc brutal.

    Un choc.

    -Non…pas…pas ça…NON !!!

    Je me redressai vivement, les yeux écarquillés et le cœur battant à la chamade. Ismaël manqua de se prendre un coup tant cette réaction fut inattendue. J’haletais, les crocs sortis et les griffes allongés ; sur la défensive. Comme une bête menacée, je me tenais prêt à bondir ; mes blessures n’existaient plus, la présence de Melian et d’Ismaël ne m’apparaissait pas...Je me sentais en danger, effrayé, complètement tétanisé. Dans mon esprit, tous mes souvenirs s’entremêlaient, ainsi l’épisode de la cour du fort s’était incrusté au milieu de mes histoires d’enfants. Mon effroi s’en multipliait d’autant plus.
    Le médecin me posa une main amicale sur l’épaule et me dit d’une voix douce :

    -Calmez-vous Capitaine, vous avez cauchemardé…Ce n’est rien.
    -Où…Où…Où j’suis… ?
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MessageSujet: Re: La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD]   La mort est une friandise, elle vous emporte si vous en mangez de trop…[Suite RP. Melian, Beckett, Alecto? xD] Icon_minitimeVen 4 Juil - 22:39

    Un sursaut. Un espoir arrivant à chaque phrase prononcé, à chaque mot sortit de sa bouche, et s'évanouissant aussi vite. J'avais tant pleuré, comme si je veillais un mort…Mes yeux piquaient, je refusais de les fermer. Hors de questions…Je n'avais pas le droit de dormir…Pas tant qu'il n'irait pas mieux…

    Malheureusement, le corps vainquit l'esprit et je m'assoupis. Juste assez pour revoir…Revoir cette scène, dans la résidence Longlay, à St-Petersbourg…L'ombre se faufiler par la fenêtre de ma chambre, moi la suivant discrètement. L'ombre mordant mon beau-père avant de s'enfuir, en laissant une rose noire derrière lui. Puis la voix d'Anna…Oh Anna…Ma bonne nourrice…Celle qui avait veillé sur moi sans relâche, bravant les interdits, m'aidant à survivre dans cet enfer doré…Je la revoyais panser mes blessures, me conter maintes aventures de pirates, j'entendais encore sa douce voix fredonner le chant des pirates…Si bien qu'inconsciemment à mon tour, je le murmurais, comme un chant d'espoir, pour apaiser mon âme.


    -L'âme des pirates…Jamais ne mourra…

    Oui, il ne mourrait pas…Il vivrait…Il allait se rétablir…

    Sa main bougea. Je la sentis faiblement serrer la mienne, j'en aurais pleuré, si j'avais encore des larmes…Il bougeait…Un peu, mais il bougeait…Ismaël, resté la mais s'étant lui même assoupis, vérifia les plaies d'Ivan.


    -Alors?
    -Ça cicatrise doucement…Très doucement…Mais ça cicatrise tout de même un peu…

    J'eus un faible sourire. Ça cicatrisait…Un peu…Mais ça cicatrisait…N'étais-ce pas magnifique?

    -Tant mieux…

    Le jeune médecin prit ensuite un tissu mouillé et le posa sur le front d'Ivan. Il devait avoir de la température, sa main était toute chaude…Enfin ça ne voulait rien dire. Mais ses cauchemars, ses bribes de passés, n'arrangeaient rien. Son passé…J'en connaissais une petite partie. En tant que mendiant dans les rues de St-Petersbourg, deuxième victime favorite de mon beau-père. Je me souviens bien…De ce jeune mendiant à qui ce monstre lançait des bouchons, des morceaux de verres et autres horreurs de ce genre et étant aveugle, le pauvre garçon les mangeait jusqu'à se rendre compte de son erreur. Quel monstre…Son châtiment était encore trop doux…La mort est trop douce pour les hommes comme lui…

    «-Non…pas…pas ça…NON !!!»

    Soudain, Ivan reprit conscience. Il me fit sursauter tant ce fut violent et inattendu. D'ailleurs je tenais toujours sa main, en le regardant, étonnée et heureuse. Mais lui par contre, semblait effrayé, comme s'il n'était pas sortis de son cauchemar. Ismaël le fit redescendre sur terre, du moins j'en avais l'impression. D'une voix douce et avec un sourire, je répondis à la sienne.

    -Sur le Gothica, capitaine…C'est fini, vous n'avez plus rien à craindre…Vous êtes en parfaite sécurité…Il n'y a aucun chasseur pour vous faire du mal…Ismaël vous a soigné, et vous allez vous en sortir…Vous pouvez vous calmer…
    -Oui, d'ailleurs je vais en profiter pour changer vos bandages.

    Ce qu'il fit. Autant les changer le plus régulièrement possible pour éviter les éventuelles infections. Chacun des bandages fut soigneusement changé, chaque plaie à nouveau nettoyée, jouons sécurité. Lorsqu'il eut fini, il sourit en se dirigeant vers la porte.

    -Je vais prévenir l'équipage, ils doivent se faire un sang d'encre…

    Il sortit ensuite pour répandre la bonne nouvelle, en nous laissant tout seul, ce qui n'arrangeait ni mon teint ni ma gêne habituelle qui reprenait le dessus.

    -Vous devriez encore vous reposer capitaine, vous êtes loin d'être guérit…Et ça peut être dangereux…Autant être prudent…

    Idiote que j'étais, je ne lâchais tout de même pas sa main, comme si, en la lâchant, il mourrait…Comme si c'était d'une importance vitale…Décidément…Je me trouvais bien pitoyable…
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